Sénégal

Renoncer à laisser épanouir un secteur dynamique

La guerre contre le tourisme au Sénégal

Quelles sont les conséquences quand le gouvernement impose des tracasseries en ce qui concerne l'obtention de visas et perçoit des impôts trop élevés?


Sénégal.com

5 octobre 2013 — Dakar

Les touristes visitent le Sénégal, non pas parce que le ministère du tourisme a participé à des salons obscurs, mais parce qu'ils veulent découvrir un beau pays tropical qui est accessible et bon marché. Or, en percevant des impôts trop élevés et en imposant des tracasseries en ce qui concerne l'obtention de visas, le gouvernement a ciblé ces facteurs clés: accessibilité et abordabilité. C'est comme si le gouvernement avait un plan stratégique pour étrangler un secteur déjà en crise.

Le gouvernement, comme toute bureaucratie, est pitoyablement incompétent. Il ne peut qu'entraver, et non pas favoriser, le développement du secteur. Par exemple, en dépit d'un financement infiniment plus vaste que celui de ce site, le gouvernement n'arrive pas à promouvoir le produit Sénégal sur la Toile. En ce moment, en consultant le site de la Société d’Aménagement et de Promotion des Côtes et Zones Touristiques du Sénégal (SAPCO), l'utilisateur peut constater que la moitié des images ne s'affichent pas correctement, et que plusieurs liens ne marchent pas. Le site du Senegal Tourist Office, qui représente le gouvernement sénégalais à New York, offre un lien vers un site qui propose des vacances à Montréal ou en Chine. Le site du ministère du tourisme présente des informations administratives à propos de l'ancien ministre Youssou Ndour, mais ce site, lui aussi, n'arrive pas à faire la promotion de la destination Sénégal.

Après la déflagration violente de la plupart des destinations en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, le Sénégal devrait naturellement devenir rapidement l'alternative de choix: une oasis de paix, de stabilité et de beauté. Si le gouvernement réduisait de moitié les impôts et supprimait les obstacles administratifs, la fréquentation touristique pourrait facilement tripler. Dans ce scénario, l'augmentation des recettes fiscales pourrait atteindre dix ou vingt fois le revenu à présent, grâce à l'effet multiplicateur lié à la construction, la hausse de l'emploi, et la consommation locale. Surtaxer et surréglementer ce secteur déjà à genoux, ignorer son potentiel, c'est l'équivalent de récolter des jeunes pousses au lieu de leur permettre de produire du fruit.


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